A vos rateaux !

Publié le 29 juillet 2011

Au pied d’un lampadaire, sous un banc, le long d’une autoroute…  ces guérilléros pacifiques s’emploient à reconquérir l’espace urbain en le cultivant. En solo ou en escouade, tous les coins de terre sont bons. Souvent de nuit, ils aménagent les ronds points, cultivent les terrains vagues, agrémentent les rues et boulevards.

Entretenir ou cultiver des terres appartenant à la communauté ou délaissés par leur propriétaire est une pratique ancestrale. Toutefois, la naissance officielle du mouvement de guérilla est communément datée en 1973, à New York. L’objectif était alors de transformer un lotissement à l’abandon en jardin communautaire. Depuis, l’idée a fait son chemin, et se serait étendue à près de 38 pays estime Richard Reynolds, activiste londonien et auteur du livre La guérilla jardinière. Il y explique que la même appellation recouvre à présent de nombreuses motivations et pratiques. Certains cherchent à embellir leur ville, quand d’autres le font pour se nourrir. Il y a ceux à qui cela apporte une forme d’équilibre, ou d’autres pour qui c’est une manière d’exprimer leur créativité. A chacune de ces causes correspondent des plantes singulières : résistantes, colorées, productives ou parfumées.

Face à ces initiatives citoyennes, et tant que leur bienveillance ne se heurte pas au principe de propriété privée, les pouvoirs publics semblent plutôt passifs. A moins que les factions pour ou anti mauvaises herbes ne s’entredéchirent, la guérilla a de beaux jours devant elle.

D.L.D.

Crédit photo: Guerrilla Gardening Paris

 

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