Affichage environnemental, le test

Dans le cadre d’une expérimentation d’1 an, l’étiquette environnementale prévue par la loi Grenelle 2 vise à informer le consommateur sur l’impact écologique d’un produit tout au long de son cycle de vie. Depuis le 1er juillet, 168 entreprises peuvent désormais mettre en place un système d’affichage environnemental sur plus de 1000 produits qu’elles ont sélectionnés. Pendant 1 an, ce test devrait permettre de connaître les meilleurs moyens de communiquer ces informations et de connaître le degré d’influence sur l’acte d’achat. Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, l’objectif de cette « étiquette environnementale » est de « faire de l’information une incitation ». L’aspect innovant réside dans le choix de plusieurs critères aussi divers que l’impact sur l’eau, le climat, l’air et la biodiversité. Parmi les entreprises concernées, on peut citer Monoprix, Leroy-Merlin, Picards surgelés, SFR, Coca-cola, Orange… Elles ont jusqu’au 1er décembre 2011 pour commencer l’affichage et devront rendre le bilan de leur expérience au Ministère de l’écologie le 30 juin 2012. Cet affichage pourra être matérialisé (magasin, produit, ticket de caisse) ou non (flash code pour téléphonie mobile, Internet). Toutefois, des interrogations subsistent concernant le degré de visibilité de cette expérimentation. Pour Valérie Gervais, Présidente de Consofrance, cet affichage environnemental pourrait répondre aux attentes des consommateurs à condition que les produits concernés ne subissent pas de hausse des prix. Elle souligne également l’importance de présenter plusieurs critères et propose notamment d’y intégrer des éléments concernant les conditions humaines et sociales de production.
Capucine Saez







