L’agroécologie contre la faim

Développer l'agroécologie, méthode basée sur le renouvellement des sols en bannissant les engrais chimiques, peut permettre d'améliorer les rendements dans les régions les plus pauvres tout en étant plus adaptée au changement climatique, estime un rapport de l'ONU publié en mars dernier. « A ce jour, les projets agroécologiques ont montré une augmentation moyenne des rendements de 80 % dans 57 pays en développement, avec une augmentation moyenne de 116 % pour tous les projets africains » note Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation et auteur du rapport.
Rappelons que les principes de base de l'agroécologie comprennent le recyclage des nutriments et de l'énergie dans l'exploitation, plutôt que l'introduction d'apports extérieurs, l'intégration des cultures et du bétail, la diversification des espèces et des ressources génétiques dans l'écosystème agricole dans le temps et l'espace. Expérimentées un peu partout dans le monde, ces pratiques offrent de meilleurs rendements tout en réduisant la pauvreté en fournissant de l'emploi rural et en réduisant le coût des traitements.







