Le ballon rond bientôt vert ?

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN)* a fait tourner la tête de millions de supporters à travers le monde, mais, comme toutes les rencontres internationales, elle donne des migraines aux écologistes. Des matchs qui ont souvent lieu le soir, dans des stades éclairés comme en plein jour, entre des équipes distantes parfois de milliers de kilomètres. L’empreinte écologique grimpe très vite pour le footballeur et le supporter.
Edouard Donnelly, de l’agence de consultants Keneo, le confirme à l’AFP : "Tous les bilans carbone, que ce soit pour la pratique du football ou pour un événement donné, montrent que ce sont les déplacements des joueurs et des spectateurs, qui sont de loin les plus impactants" pour le climat.
Des solutions se développent ici ou là . En France, le Paris-Saint-Germain pousse ses supporters à utiliser le covoiturage. Les verts de Saint-Etienne financent des projets écologiques dans des pays du Sud. Malheureusement, il n’y a aucun plan global de la part de la fédération française de football.
Et il n’y a pas que le transport : les pelouses en gazon naturel consomment énormément d’eau. Les remplacer par des pelouses synthétiques, qui consomment 63 fois moins d’eau qu’une pelouse classique, éviterait en plus le gel pendant les pics de froid, comme on l'a vu récemment. Pourtant, dans le championnat français, seul deux clubs sur vingt en ont une : Nancy et Lorient.
Malgré ces quelques efforts, et les maillots de l’équipe de France produits à partir de bouteilles en plastique, l’écologie est loin d’avoir conquis l’esprit du footeux. Pour preuve, la coupe du monde 2022 aura lieu au Qatar, l’un des pays ayant la plus forte empreinte écologique par habitant au monde. Autant dire qu’en matière d’écologie, la planète Foot n’en est qu’à l’échauffement…
Aziz Oguz
* La Zambie a battu la Côte D'Ivoire au tir au but (8-7) !
En quelques chiffres :
3 millions, c’est le nombre de kilomètres qui seraient parcourus chaque week-end en raison du football par les spectateurs, les journalistes, etc.
35.000 tonnes de CO2 chaque année sont produits par les déplacements liés au foot français.
30.000 terrains de football français sont en gazon naturel.
100 millions de m3 d’eau seraient utilisés chaque année pour les arroser et les entretenir.
(source : www.consoglobe.com)
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