Une centrale photovoltaïque qui flotte

Des associations de riverains se crééent parfois pour s’opposer à la construction de centrales en pleine nature. Pour Ciel et Terre, société de conception et d’exploitation de centrales solaires à l’origine ce projet, il permet d'éviter tout conflit d’usage. Cette centrale n’aurait «(…) aucun impact, ni sur les berges, ni sur la biodiversité.» Par ailleurs, installée sur un lac de carrière en fin d’exploitation, elle n’immobilise pas de terres agricoles et ne nuit pas non plus au tourisme.
Avec une demande de permis déposée en avril 2011, la commune de Piolenc (Vaucluse) devrait donc voir l’installation définitive d'une centrale photovoltaïque flottante pour la fin 2012. Elle devrait alors produire près de seize mille mégawatt-heure par an, l’équivalent de la consommation de cinq mille sept cent foyers. Un radeau de cent-cinquante mètres carré teste actuellement la résistance aux vents et aux variations du niveau d’eau. Si les résultats s’avèrent concluants à Piolenc, quatre autres demandes de permis devraient être déposées rapidement, toujours dans le sud de la France.
Le projet de Piolenc représente un investissement évalué à trente-cinq millions d’euros. Un pari sur l’avenir, alors que la France semble tergiverser sur le développement de la filière photovoltaïque. La puissance du parc français a cru de 42% au premier trimestre 2011, atteignant plus de mille gigawatt-heure. Mais des mesures comme le paiement intégral du raccordement au réseau par le producteur, ou les changements surprises des tarifs de rachat de l’électricité, sont dénoncés par les acteurs historiques du solaire.
D.L.D.







