La certification, indispensable à la crédibilité de la filière bio

Publié le 6 mai 2011

 

On n'a jamais mangé autant bio, mais comment être sûr que les pommes et le vin labellisés qui arrivent sur nos tables n'ont pas reçu de pesticides ? C'est la tâche des organismes de certification, acteurs majeurs de la "crédibilité" d'une filière en croissance continue.

« C'est notre rôle de faire le lien entre le producteur et le consommateur, de faire en sorte que ce lien de confiance et de traçabilité ne se rompe pas », relève William Vidal, président fondateur d'Ecocert, leader français de la certification bio en France, qui délivre 65 % des certificats AB attestant qu'un produit alimentaire est issu de l'agriculture biologique.

Cinq organismes sont agréés en France pour inspecter les opérateurs - producteurs, transformateurs, importateurs et distributeurs - et veiller à leur conformité avec le règlement européen qui régit le secteur depuis 1991.

« Il y a un contrôle par an, au minima, à tous les étages de la filière », explique Cécile Lepers, déléguée générale du Synabio, un syndicat regroupant environ la moitié des transformateurs et distributeurs bio.

Tous les produits alimentaires bio, qu'ils viennent d'un agriculteur local ou qu'ils soient importés, répondent au même cahier des charges. « Sans regard extérieur, il n'y a pas de crédibilité du produit, et nous sommes nous-mêmes en permanence audités », souligne Patrick Rosset, responsable de la certification agricole pour l'organisme Certipaq.

Le passage par la case certification implique pour les opérateurs un contrôle annuel, auquel s'ajoutent des inspections supplémentaires en cas de possibles risques de fraudes ou d'écarts avec la réglementation. « Plus il y a de risques, plus on met la pression. On multiplie les visites, on fait des recoupements. Cela peut aller jusqu'à six ou sept fois », précise M. Vidal pour Ecocert, qui intervient aujourd'hui dans 90 pays.

Je m'abonne