La France…folle ?

Â
Le Conseil national de l’alimentation (CNA), instance consultative en matière de consommation et d’alimentation auprès des ministères français, vient de rendre un rapport préliminaire sur le retour des farines animales pour nourrir les animaux d’élevage. Le CNA serait favorable à la levée de l’interdiction, en cours depuis 2000 suite au développement de la maladie de la vache folle. L’avis définitif est attendu le 15 septembre et la proposition doit recevoir l’aval du Parlement européen.
Réunissant des représentants des autorités de santé, des agriculteurs, des industriels et des consommateurs, le CNA envisage dans un premier temps une levée de l’interdiction pour le secteur de l’aquaculture. Puis la réintroduction des protéines animales serait étendue à l’alimentation des porcs et des volailles, tout en maintenant l’interdiction pour les ruminants qui se nourrissent normalement d’herbe (élevage bovin). Les farines animales sont en effet composées de carcasses d’animaux et ont pour principal intérêt de réduire le coût de l’alimentation du bétail. Avantage qui serait « variable, voire incertain, selon les secteurs », nuance par ailleurs le CNA.
Dans un contexte inquiétant de menace alimentaire (autour de la bactérie Eceh), ce rapport apparaît inopportun. Dans les années 90, la maladie dite de la « vache folle », l’encéphalopathie spongiforme bovine, mettait en cause les farines animales de carcasses de vaches et autres animaux, que l'on faisait manger aux vaches elles-mêmes. Transmise à l’homme, elle s’est manifestée par l’apparition d’une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement contre cette maladie qui avait infectée environ 200 personnes.







