Huile de palme : la banque mondiale cesse de financer la déforestation !

Publié le 15 avril 2011

La banque mondiale vient de décider de ne plus accorder de soutien financier à des projets de plantations de palmiers à huile responsables d'une grave déforestation. Il était temps ! Voilà plus d’un an que cette institution bancaire était en discussion avec les défenseurs de l'environnement, des entreprises, des gouvernements et les populations locales. Une décision encourageante qui doit contribuer à protéger les forêts et la biodiversité et à empêcher l'extension des palmiers à huile sur des régions boisées et des tourbières. 

La récolte de l'huile de palme offre du travail à 6.000 agriculteurs et ouvriers agricoles dans le monde. La dégradation des forêts et tourbières d'Indonésie, le premier producteur mondial d'huile de palme, est selon Greenpeace à l'origine de 4% des émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre.

Selon le ministère de l’alimentation, chacun d’entre nous consomme 2 Kg d’huile de palme par an. L’huile de palme ne s'achète pas en bouteille, comme l'huile d'arachide ou d'olive mais elle est présente dans les plats préparés, les chips ou encore les gâteaux, sans pour autant être signalée. Cette huile mauvaise pour la santé est souvent utilisée pour sa rentabilité. Un goût neutre, une capacité à remplacer le beurre, un prix faible et une grande capacité de conservation, de nombreux atouts qui séduisent les industriels. Et ces derniers avec les professionnels de l'agroalimentaire en usent  massivement sans prévenir le consommateur de sa présence dans leurs produits.

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