Les ordinateurs, chaudières écologiques ?

600.000 m² de bâtiments situés dans un parc d’activités de Marne-la-Vallée devraient, d’ici 2012, être chauffés grâce à la chaleur générée par un « data center »1. « C’est la première fois que cela va se faire en France », affirme Christophe Hoisey, responsable du projet chez Dalkia, une entreprise spécialisée dans la production d'énergie. Une fois mis en place, le système permettra de récupérer la chaleur présente dans les circuits de refroidissement des serveurs informatiques, et d’alimenter en chauffage les immeubles avoisinants.
Des projets similaires existent à l’étranger, notamment en Finlande, où un « data center » à Helsinki devrait permettre de chauffer 1.000 appartements de 90 m². Aux Etats-Unis, une étude publiée par les chercheurs de Microsoft montre le potentiel considérable de cette source d’énergie. Les serveurs informatiques de la firme de Redmond, ou d’entreprises telles Amazon et Google, recouvrent des milliers de mètres carré, et rejettent une température de 40 à 50 degrés. Ce qui, selon les chercheurs, représente des conditions « parfait[es] pour le chauffage collectif».
De nombreuses énergies alternatives, comme celle présentée ici, existent et se développent partout dans le monde, telle la géothermie en Islande, ou la biomasse au Danemark. Toutefois, avant que les « data center » ne remplacent nos chaudières, il faudra résoudre quelques problèmes techniques. Que faire de la chaleur émise par les ordinateurs une fois les beaux jours revenus ? De plus, la réutilisation de cette chaleur suppose une répartition des serveurs sur le territoire pour éviter les déperditions, ce qui complexifie la maintenance et la protection des données.
D.L.D.
1Centre de traitement des données, qui héberge des équipements et des ressources informatiques et électroniques
Sources AFP, La Tribune
A lire également : Se chauffer écolo sans se ruiner







