Le plan B de l’ONU contre le réchauffement climatique.

Publié le 19 juillet 2011

Les scientifiques du Groupe d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC) ont-ils perdu la foi dans les négociations ? Ou  font-ils simplement leur travail ? Mi-juin, ils se sont réunis à Lima, au Pérou, pour  étudier des nouvelles techniques destinées à modifier le climat pour freiner le réchauffement climatique. Techniques réunis sous le terme de  « géo-ingénierie. »

La plupart sont encore en projet. Certains ont été expérimentés. D’autres ont l’air tout droit sortis du film Star wars. Exemples : ajouter du fer aux océans pour accélérer la croissance des micro-organismes absorbant le CO2 ; diffuser des particules artificielles dans la haute atmosphère pour réfléchir les rayons du soleil ; construire des tours capables d'extraire du CO2 de l'atmosphère. Ou encore… envoyer un parasol géant dans l'espace !

Plus de 150 ONG de tous les continents adressent une lettre ouverte critique (Ici en anglais) envers le GIEC, regrettant que l'organisation accorde du crédit à des techniques dangereuses pour l’environnement. Silvia Ribeiro, de l'ETC Group, une ONG canadienne opposée à la géo-ingénierie, rajoute : "c’est une façon pratique pour les pays du nord d'esquiver leurs engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre."

Dans un rapport publié en 2007, les experts du GIEC n’avaient pas voulu considérer ces projets en raison de leurs risques potentiels et de leurs coûts non évalués. Jean-Pascal, vice-président du GIEC, dans un article du journal le Temps, fait appel au bons sens des ONG : « La mission du GIEC est de faire l’évaluation de manière non prescriptive. Il s’agit surtout de faire le point sur les différentes technologies, d’en évaluer les bénéfices potentiels, les risques et les coûts, à partir des travaux existants. Pas de recommander leur utilisation. » L’état des lieux de Lima nourrira le cinquième rapport du GIEC qui devrait être rendu en 2013 ou 2014.

Aziz Oguz

Source : AFP, le Temps

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