Un prêt pour nettoyer le Gange

Publié le 13 juillet 2011

Le programme « Clean Ganga » a pour principal objectif, d’ici 2020, de traiter toutes les eaux usées domestiques et industrielles avant qu’elles ne soient déversées dans le Gange. Ce programme doit être mis en œuvre par le National Ganga River Basin Authority (NGRBA), fondé en 2009. « Aujourd'hui, seul un tiers des eaux usées provenant des villes sur le cours principal du fleuve sont épurées, et un volume considérable d'effluents industriels non ou mal traités sont déversés dans le Gange, » s’alarme le Banque Mondiale pour expliquer son prêt.

Près d’un tiers de la population indienne, 400 millions de personnes, vit dans le bassin du fleuve. Malgré l’état de son eau, les Indiens s’en servent  pour se laver, manger et boire. Dans la religion hindoue, le Gange est un fleuve sacré : s’y baigner permet de nettoyer ses pêchés.

Comme le rappelle Rue 89, d’autres programmes avaient été lancés avant celui-ci : le Ganga Action Plan I (GAP) en 86. Et le GAP II en 93. Deux plans. 400 millions d’euros. Deux échecs. Le ministre de l’environnement Jairam Ramesh le reconnaissait en juillet 2009 : « Tout l'enjeu est de savoir si le Gange est plus propre qu'il y a vingt ans. La réponse est un déprimant non. »

Mais les résultats se feront attendre. Comme le rappelle Roberto Zagha, représentant de la banque mondiale en Inde, « le nettoyage du Rhin a presque pris 20 ans et a coûté 40 milliards d’euros et celui du Danube continue alors qu’il a commencé il y a des dizaines d’années. »

Aziz Oguz

Photo de Etrenard. (profil flickr)

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