Les produits de construction passent à l'affichage environnemental

Après l’électroménager, les produits de décoration et de construction ont désormais leurs étiquettes vertes. Un repère pour le consommateur, qui se voit ainsi mieux informé des présences de substances polluantes dans l’air.Â
Pour choisir des produits de décoration et de construction moins polluants, les consommateurs pourront désormais se référer aux étiquettes environnementales mises en place depuis le 1er janvier 2012. Les peintures, parquets, colles et autres vernis doivent dorénavant afficher leur niveau d'émission de Composés organiques volatils (COV). Ces émissions de substances polluantes pour l’air intérieur seront classées en quatre catégories selon leur niveau : A+ (très faibles émissions), A, B et C (fortes émissions).
Des pathologies liées à la mauvaise qualité de l'air
Issu du Grenelle de l’environnement, cet étiquetage concerne les produits nouvellement commercialisés et s’étendra à tous les produits de décoration et de construction à partir de septembre 2013. Il devrait permettre d’améliorer l’orientation des consommateurs, selon le vÅ“u de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. « Asthme, allergies ou encore conjonctivites font partie des pathologies souvent liées à la mauvaise qualité de notre air intérieur », précise-t-elle. Une étude menée entre 2003 et 2005 dans 560 logements par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) a montré que les concentrés organiques volatiles (COV) se trouvent en taux bien plus élevés à l'intérieur des maisons qu'à l'extérieur. Parmi eux, le formaldéhyde ou le toluène que l’on retrouve dans des moquettes ou papiers peints. Â
22 heures sur 24 en espace clos
L’Association des Industries de Produits de la Construction (AIMCC) regrette cependant l’absence d’une véritable politique de qualité de l’air intérieur, comme celle ayant rendu obligatoire par le décret du 2 décembre 2011 la surveillance de l’air dans certains établissements « sensibles » (crèches, écoles maternelles ou centres de loisir). L’association rappelle aussi que le manque de ventilation des logements, le tabagisme, ou encore les produits d’entretien nocifs influencent directement la qualité de l’air intérieur. Il faudrait plutôt « renoncer à un certain nombre de solvants quand on sait qu'ils sont toxiques » a exhorté Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE). D'autant que nous passons en moyenne 22 heures sur 24 en espace clos, comme le souligne le ministère de l'Ecologie.
Le ministère du Développement durable a parallèlement lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Respirez mieux, l’étiquette vous guide. »
Par Emilie Drugeon
Sources :
Ministère de l’Ecologie
AFP







