Soins naturels pour déprime hivernale

Publié le 6 février 2012

Le « trouble affectif saisonnier » (TAS), communément appelé déprime hivernale, toucherait environ 10 % d’entre nous. Manque de lumière ou alimentation déséquilibrée peuvent être à l'origine de ce blues passager. Pour y remédier, quelques bons gestes à avoir au quotidien.

Mélatonine, sérotonine, dopamine... Ces noms d'hormones vous parlent sûrement, et pour cause. Ce sont eux principalement qui régulent vos humeurs, été comme hiver. Pendant la saison froide, peu favorable à leur régulation, si on ne peut pas se retirer pour hiberner, voici quelques conseils pour les booster !

Ces aliments bons pour le moral

On ne le dira jamais assez : une alimentation saine et équilibrée est primordiale, aussi bien pour la forme physique que pour l'humeur. Pensez d'abord Oméga 3, présent dans les poissons gras comme le saumon. Selon plusieurs études, notamment celle du docteur Andrew Stoll, cet acide gras a, entre autres vertus, des effets contre les troubles de l'humeur comme la dépression. Contre le stress, privilégiez le magnésium. On le trouve dans les légumes secs, les coquillages (bigorneaux, bulots), les fruits secs oléagineux (noix de cajou, amandes), les aliments céréaliers complets et une eau riche en magnésium. La vitamine C, bien sûr, participe aussi à la production des hormones du moral comme la noradrénaline et la dopamine. Relativement locaux, et de saison, orange et kiwi en sont riches, ou encore chou, épinard et fenouil !
Enfin, l'hiver est une bonne excuse pour manger du chocolat, qui favorise la sécrétion de sérotonine, hormone du bien-être par excellence.

Luminothérapie, boosteur d’hormones du bonheur

En hiver, le manque de lumière est la principale cause du trouble affectif saisonnier (TAS). Chez les personnes affectées par le TAS, on a constaté une forte présence de mélatonine dans le sang, hormone sécrétée la nuit et favorisant le sommeil. Des séances de luminothérapie permettraient de régler le problème. Par ailleurs, elles boosteraient aussi les neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, hormones connues pour leurs actions sur l’humeur. On peut suivre des cures à l’hôpital sur prescription médicale. Consulter est de toute façon utile, pour éviter de passer à côté d'une dépression plus profonde, contre laquelle la luminothérapie ne peut pas grand chose. Si l'on veut pratiquer chez soi, il est possible de s’équiper d’un simulateur d’aube ou d’une lampe de luminothérapie, vendus dans le commerce. Le principe de la luminothérapie consiste à s’exposer à une forte luminosité au niveau des yeux, comprise entre 2500 et 10 000 (unité de mesure de l’intensité de la lumière). À titre de comparaison, la luminosité d’un bureau bien éclairé est de 300 à 500 lux et celle d’une journée nuageuse d’environ 2 000 lux. Le standard cliniquement recommandé est une exposition de 10 000 lux, à la hauteur des yeux, durant 30 minutes chaque jour.

A lire: un article sur la luminothérapie dans le numéro 43 du Nouveau Consommateur, dans les kiosques mi-février.

Se soigner par les plantes

Homéopathes, naturopathes, phytothérapeutes, le nombre de spécialistes augmentent ces dernières années. Même les médecins pratiquant la médecine allopathique se tournent de plus en plus souvent vers ces médecines dites "douces", en Allemagne notamment. Ainsi, certains traitements de naturopathie ont été reconnus par la communauté scientifique dans le traitement de dépression légère et passagère. Le millepertuis, cette magnifique fleur jaune qu'on trouve en quantité sur tous les continents dans les régions tempérées, peut-être utilisée au même titre qu'un antidépresseur classique, selon le degré de la pathologie. Il agit sur les troubles psychosomatiques, les états dépressifs, l'anxiété, l'agitation nerveuse et les troubles digestifs. Dans la même gamme, le griffonia, plante d'origine africaine, est connu pour avoir la plus forte concentration de 5-htp du monde végétal connu (3 à 7 %), un acide aminé transformé en sérotonine par l’organisme. Il se consomme sous forme de gélules et se trouve souvent en pharmacie ou en magasins bio. Attention, l’excès de sérotonine dans le corps peut être dangereux, il faut donc éviter d'en consommer en complément d’autres antidépresseurs. Le mieux est d’en parler à son médecin avant de commencer le traitement. Idem pour un traitement au millepertuis, qui nécessite un suivi médical strict. Des produits naturels bons pour le moral, mais à consommer sans excès et en restant à l'écoute de son corps.

Thomas Roure

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