« Super Cool Biz »

Publié le 27 juin 2011

En endommageant plusieurs réacteurs nucléaires, dont ceux de Fukushima Dai-ichi, le tsunami du 11 mars 2011 a amputé le Japon d’une part importante de sa production électrique. A l’approche des grandes chaleurs de l’été, le gouvernement appelle la population à limiter sa consommation, notamment dans les grandes villes, pour anticiper les risques de blackout. La consigne pour les bureaux de l’administration et du privé : diminuer la consommation électrique de 15%. Pour atteindre cet objectif, qui dépend de la bonne volonté de chacun, le gouvernement déploie une vaste campagne de communication autour du plan « Super Cool Biz. »

Ce programme n’est pas nouveau. Lancé en 2005 par le ministère de l’environnement, Cool Biz incitait les « salaryman » (employés) à laisser tomber vestes et cravates pendant les mois les plus chauds. Pour diminuer la consommation électrique et soulager les climatiseurs, réglés à 28°. Et limiter les émissions de dioxyde de carbone. En 2008, le ministère de l’environnement estimait qu’elles avaient ainsi été réduites de 1 720 000 tonnes. Face à l’urgence de la situation, le plan est devenu « Super » cette année, et de nouvelles mesures sont venues s’ajouter à l’ancien dispositif : les lumières des vitrines tamisées, une ampoule sur deux dans les couloirs de bureaux, les heures supplémentaires déconseillées, jusqu’aux sièges de toilettes qui ne sont plus chauffés… rien n’est laissé au hasard.

Le Japon devrait ainsi éviter le pire. Et changer durablement les pratiques, espère Ryu Matsumoto, l’actuel ministre de l’environnement, qui affirme que  « Super Cool Biz » n’est pas « une mesure temporaire pour passer l’été.»

D.L.D.

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