Les tests sur les animaux bientôt interdits

Publié le 24 octobre 2011

En 2005, selon un rapport de la Commission européenne au Conseil et au Parlement européen, 12.1 millions d’animaux « ont été utilisés à des fins expérimentales et à d'autres fins scientifiques dans les 25 États membres.» Un autre rapport, paru en 2010 confirme ce chiffre, même s'il est appelé à diminuer.

Ces dernières années, plusieurs directives européennes ont été votées dans ce sens : une interdiction de tester des produits cosmétiques sur des animaux (2009), accompagnée d’un objectif à atteindre pour 2013, prévoyant l’interdiction de commercialisation des produits testés ainsi, quelle que soit leur provenance. De plus, depuis l’an dernier, la directive 2010/63/UE incite les laboratoires à modifier leurs pratiques et à diminuer le nombre de tests réalisés in vivo sur des êtres vivants. Désormais, ces tests devront se faire in vitro, sur des cellules en tube. Des changements qui n’interviennent pas seulement pour des questions éthiques : les tests in vitro « coûtent moins cher et sont plus fiables », explique Christophe Furger, chercheur à l’origine de Valitox, méthode alternative permettant des mesures toxicologiques en tube.

Cependant, ces avancées législatives sont à mettre en balance avec une étude de la Commission européenne, publiée en septembre dernier. Selon celle-ci, l’objectif de 2013 est jugé « impossible » à atteindre, car les méthodes scientifiques de substitution aux tests sur animaux sont en développement, et mettront des années à être effectives. Un délai qui s'explique par la durée des processus de validation de ces méthodes (jusqu’à sept ans), et les avancées de la chimie, qui ont élargi le spectre d’analyse toxicologique. Nos amis les bêtes devront encore attendre.

D.L.D.

Sources AFP, Interdépendances

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