Vers la sortie du nucléaire civil

Publié le 20 juin 2011

Le 25 mai 2011, le gouvernement suisse recommande au Parlement de ne pas remplacer les centrales nucléaires arrivées au terme de leur exploitation. Prévoyant ainsi leur arrêt progressif d’ici 2034. Après avoir annoncé le 30 mai son intention de fermer ses derniers réacteurs nucléaires d’ici 2022, le gouvernement allemand approuve le 6 juin un projet de loi visant à sortir de façon anticipée du nucléaire civil. Pays où l’énergie nucléaire représente 22% de la production d’électricité, l'Allemagne prépare depuis longtemps son passage au tout-renouvelable. Sur les 17 réacteurs, il n’en reste que 8 à fermer. Parmi les réacteurs éteints, l’un pourra être mis en veille en cas de pénurie énergétique. Dans l’immédiat, une augmentation de la consommation de charbon (43% électricité) et des importations, semble inévitable. Même si, contrairement aux rumeurs, la France importe plus d’électricité d’Allemagne que l’inverse. A plus long terme, la part des énergies renouvelables doit passer de 17 à 35 %. Le 2ème producteur mondial d’électricité issue de l’éolien mise sur le marché du photovoltaïque, et pour générer des revenus la vente en kit d’éoliennes à l’international. Le gouvernement prévoit un programme d’aide de 5 milliards d’euros destiné à faciliter les investissements pour la construction de parcs offshore en mers du Nord et Baltique. Ainsi que la création « d’autoroutes du courant » pour acheminer l’électricité ainsi produite du nord au sud du pays. Le tout, effectué parallèlement à une réduction de la consommation d’électricité, prévue de 10% d’ici 2020. C’est désormais le tour de l’Italie. Le 12 juin, les italiens votent par referendum l’abandon du nucléaire. Tandis que François Baroin, déclare le 15 juin : « Ca ne modifie en rien la position de la France, qui a une stratégie d'indépendance énergétique fondée autour du nucléaire » (Reuters).

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